Les premières interdictions de circulation aux véhicules diesel sont prévues dès cette année à Paris… et leur disparition complète des routes de la capitale est annoncée pour 2024. À cela s’ajoute l’engagement de 15 autres métropoles de refuser l’accès aux véhicules polluants sur des zones choisies pour être « à faibles émissions » d’ici 2020. Il est donc urgent de passer à des mobilités plus propres. Cela implique notamment de densifier le réseau de bornes de recharge pour véhicules électriques. C’est particulièrement le cas dans l’habitat collectif. Le plein d’informations avec Aurélie Balcon, experte E-Mobilité chez ENGIE.

 

Le passage à la mobilité électrique conduit à un changement radical dans les habitudes des conducteurs. Plutôt que remplir le réservoir de carburant en quelques minutes à la station-service, les propriétaires de véhicules propres vont généralement effectuer leur « plein » électrique là où leur voiture stationne durant des heures, sur le lieu de travail la journée ou à domicile la nuit. C’est aussi là où la recharge coûtera le moins cher, sur des bornes de recharges dites « lentes ».

 

L’obligation de pré-équiper les parkings des habitats collectifs

mobilité-électrique-parking-copropriétéLa transition est en marche. Déjà, les immeubles neufs à usage d’habitation ont l’obligation :

  • De pré-équiper, selon la capacité de leur parking, entre 50 et 75 % des places de stationnement pour faciliter l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques .
  • Le parc de stationnement doit être alimenté par un tableau électrique basse tension, placé en aval du disjoncteur de l’immeuble et dimensionné de manière à pouvoir alimenter au moins 20 % des places de stationnement,
  • D’installer les gaines et les chemins de câbles pour desservir les places de parking et de prévoir un dispositif de mesure des consommations.

 

Un droit à la prise pour les habitants

« Ce que l’on sait moins concerne les immeubles existants, indique Aurélie Balcon. Depuis 2010 , les copropriétés doivent évoquer l’opportunité de mettre en place une solution de recharge dans le cadre de leur assemblée générale annuelle. Par ailleurs, depuis 2014 , chaque propriétaire de véhicule électrique peut individuellement invoquer son droit à la prise pour installer une borne de recharge sur le parking de son immeuble… à condition de respecter les règles de la copropriété. »

Une décision prise collectivement

Concrètement, avant d’entreprendre l’installation, le copropriétaire (ou le locataire) doit informer le syndic de copropriété. Il doit lui fournir :

  • Une description détaillée,
  • Un plan,
  • Un devis des travaux à effectuer.

La décision d’installation d’une borne de recharge individuelle pour les nouvelles mobilités doit alors être soumise aux votes des copropriétaires. « À partir de là, plusieurs alternatives sont possibles, décrit Aurélie Balcon :

  • La copropriété peut décider d’utiliser le tableau électrique existant (qui sert déjà à l’éclairage des communs, au fonctionnement des ascenseurs, etc.), pour la borne demandée. C’est une option rarement choisie car cela signifierait que les propriétaires supportent ensemble l’investissement pour l’utilisation du point de charge. »
  • Autre option : la copropriété ordonne de dédier un tableau électrique, un accès et un contrat d’énergie spécifique, à l’usage de cette borne.

 

Lever les freins d’une procédure souvent jugée complexe

L’utilisateur du véhicule électrique aura alors la responsabilité de gérer seul la mise en place de son infrastructure de recharge. Mais la procédure est complexe, souligne Aurélie Balcon, entre la sélection de la solution technique appropriée, la recherche d’aides financières (crédits d’impôts, certificats d’économies d’énergie, programme Advenir…), ou encore la réalisation d’une convention avec l’installateur pour la pose, la gestion et la maintenance des équipements ».

Le choix de la solution technique est notamment crucial, guidé par un certain nombre de paramètres. Si le véhicule est stationné durant une dizaine d’heures d’affilée, la borne sera de faible puissance, c’est-à-dire 3,7 ou 7,4 kW . Ce qui est loin d’être négligeable. Un appartement souscrit en général un contrat de 6 à 9 kW. « Avoir une borne électrique signifie donc que l’on double la puissance électrique utilisée ! » D’autres questions se posent : faut-il installer une simple prise renforcée ou un boîtier mural plus sécurisé ?…

 

Et si le propriétaire louait l’accès à une borne ?

Face à ces problématiques, le propriétaire du véhicule électrique peut se faire aider par une entreprise spécialisée, son énergéticien par exemple, pour le soutenir dans ses démarches.

« Le client aura ainsi la certitude de bénéficier d’une étude du projet, d’installer le matériel le plus adapté, d’être accompagné pour la prise en main, d’avoir des visites techniques ainsi qu’une solution de financement », liste Aurélie Balcon.

Le client peut en effet demander à son prestataire d’acquérir la borne à sa place puis de souscrire un abonnement pour accéder à la recharge électrique. C’est de loin, la solution la plus simple pour un propriétaire individuel. « Pour un syndic de copropriété également, la solution est intéressante, assure Aurélie Balcon, car, en général, l’entreprise ajoute à son service de recharge une plateforme logicielle, à l’instar de la plateforme Vertuoz Born’Elec, pour suivre les consommations de différentes bornes, informer les usagers en temps réel, gérer les flux de puissances de l’infrastructure et – pourquoi pas – réaliser de l’allocation de charges. »

 

Vertuoz Born’Elec : la supervision est dans la borne !

Vertuoz Born’Elec est une solution intelligente de recharge pour véhicules électriques combinant :

  • offre matérielle,
  • portail web,
  • services avancés.

En marge de l’installation et de l’entretien des stations de recharge, cette solution propose une plateforme de supervision de l’état des stations et de suivi de tous les flux, doublée d’un système de gestion dynamique de la charge et de priorisation des bornes, non seulement selon les contraintes du réseau électrique mais aussi en fonction du temps de stationnement du véhicule et du nombre de kilomètres planifié par le conducteur.

L’exploitant dispose ainsi d’un accès en temps réel au suivi de la consommation des bornes et peut piloter à distance ses points de recharge. Des rapports détaillés lui permette par ailleurs d’analyser les pics d’activités, de comparer les consommations énergétiques de ses sites sur une période donnée et de refacturer le service de recharge aux habitants utilisateurs.

Enfin, pour les conducteurs de véhicules électriques, Born’Elec simplifie la réservation des bornes de recharge.