Avec une croissance de 45 % en France en 2018 (VS +25 % en 2017), le marché du véhicule électrique pour les parcs d’entreprises s’accélère. Selon le dernier baromètre de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise, 41 % des entreprises françaises disposent de véhicules « propres » ou en prévoient l’acquisition au cours des trois prochaines années. Dans les grands groupes, cette proportion atteint même 68 %, dont 52 % pour l’électrique. Il y a donc urgence à mettre en place tous les équipements et services nécessaires pour que les immeubles tertiaires intègrent les usages de la mobilité électrique. Pour accompagner les gestionnaires des bâtiments, Aurélie Balcon, experte E-Mobility chez ENGIE, livre cinq précieux conseils.

 

Conseil n°1 – Déterminez les usages réels en mobilité de votre bâtiment.

Pour un bâtiment tertiaire, un immeuble de bureaux par exemple, où la majorité des occupants sont sédentaires, pas de difficulté majeure. Le choix se portera sur des bornes de faible puissance (3,7 à 7,4 kW) destinées à charger des véhicules électriques durant les journées de travail. Il faut en effet profiter au maximum des temps où les véhicules sont à l’arrêt : plus ils sont stationnés longtemps, moins la puissance nécessaire à la recharge doit être élevée. À l’opposé, les usages et les besoins d’équipements seront logiquement différents pour un bâtiment où les occupants sont très mobiles et dont les véhicules doivent tourner en continu 24 h/24. Si tout ou partie de la flotte automobile passe à l’électrique, le site devra recourir à des bornes de forte puissance (350 kW).

Mais entre ces deux typologies d’entreprise, le champ des possibles est très étendu et le choix plus complexe. Pour un immeuble de bureaux qui accueille à la fois des salariés sédentaires, des consultants hors site, des commerciaux, des livreurs, etc., les besoins de mobilité et de recharge varient selon les profils. Les administratifs utiliseront des bornes lentes, tandis que les commerciaux ou les livreurs, plus nomades, auront besoin de bornes rapides pour ne pas perdre de temps lors des recharges.

 

Conseil n°2 – Évaluez les besoins de charge et de puissance pour votre bâtiment.

Dans tous les cas, l’installation électrique est impactée par la mise en place d’infrastructures de recharge électrique, même lorsqu’elles sont de faible puissance. L’installation de cinq bornes de 7,4 kW, pour les besoins des occupants d’un bâtiment de taille moyenne par exemple, risque de doubler ses besoins d’électricité. Face à cet impact, l’exploitant va devoir contrôler si son installation est suffisante pour supporter l’appel de puissance supplémentaire, si le réseau électrique est capable de fournir l’énergie nécessaire, si son contrat de fourniture d’énergie est adapté ou s’il faut le renégocier…

Par ailleurs, confronté à ces nouveaux besoins d’électricité, l’exploitant a tout intérêt à installer sur le bâtiment un dispositif de production d’énergie renouvelable, voire d’opter pour l’autoconsommation. Pour une borne lente, une ombrière de parking peut suffire. Une batterie stationnaire de stockage complètera l’installation, pour disposer d’énergie quand la recharge de véhicules le nécessitera, même en absence de soleil. Quoiqu’il en soit, l’infrastructure aura besoin de « l’intelligence » d’une plateforme digitale dédiée, à l’instar de Vertuoz Born’Elec, pour piloter les recharges électriques et s’adapter au réseau.

Conseil n°3 – Partagez un outil de supervision commun avec le gestionnaire de flotte

Jusqu’à récemment, les missions de l’exploitant du bâtiment et du gestionnaire de la flotte d’entreprise étaient distinctes, avec des logiques d’achat différenciées. Gestion de l’énergie et des fluides pour l’immeuble d’un côté, location, entretien et mise à disposition des véhicules de l’autre.. Mais désormais l’usage des bornes de recharge impacte l’installation électrique du bâtiment. Les deux fonctions vont donc interagir pour étudier ensemble les solutions qui permettront de piloter l’énergie de la manière la plus fluide et la plus équilibrée possible. Dans cette perspective, l’utilisation d’une plateforme numérique multiservices comme Vertuoz by ENGIE, va les aider à gérer efficacement les flux d’énergie entre le bâtiment et les infrastructures de recharge. L’objectif pour eux étant de suivre les consommations et d’être informés en temps réel.

Vertuoz Born’Elec : la supervision est dans la borne !

Vertuoz Born’Elec est une solution intelligente de recharge pour véhicules électriques combinant offre matérielle, portail web et services avancés. En marge de l’installation et de l’entretien des stations de recharge, cette solution propose une plateforme de supervision de l’état des stations et de suivi de tous les flux, doublée d’un système de gestion dynamique de la charge et de priorisation des bornes, non seulement selon les contraintes du réseau électrique mais aussi en fonction du temps de stationnement du véhicule et du nombre de kilomètres planifié par le conducteur.

L’exploitant dispose ainsi d’un accès en temps réel au suivi de la consommation des bornes et peut piloter à distance ses points de recharge. Des rapports d’analyse lui permette par ailleurs d’analyser les pics d’activités, de comparer les consommations énergétiques de ses sites sur une période donnée et de refacturer le service de recharge aux habitants utilisateurs.

Enfin, pour les conducteurs de véhicule électrique, Born’Elec simplifie la réservation des bornes de recharge.

 

Conseil n°4 – Optez pour le modèle économique qui convient à votre investissement

Acheter ou louer le service de recharge électrique ? Plusieurs stratégies sont possibles. Première option : acheter les infrastructures de recharge, les installer et s’abonner à un service de supervision de la borne.
Deuxième option : financer la solution de charge, son installation, les services énergétiques, tout comme l’accès à l’énergie, en renégociant son contrat et/ou avec un système de production d’énergie renouvelable et de stockage.
Troisième option : confier à une société l’acquisition, l’installation et la supervision des bornes, contre un loyer mensuel. Cette stratégie de « Charging as a Service » rencontre de plus en plus de succès.

Aujourd’hui, la plupart des immeubles de bureaux offrent les recharges à leurs occupants. C’est le cas de la Tour ENGIE à La Défense : collaborateurs et visiteurs rechargent gratuitement leur véhicule électrique. D’autres bâtiments s’engagent également en ce sens. Prenons l’exemple des supermarchés. Certains proposent à leurs clients de profiter de recharges gratuites ou à bas coût à condition d’avoir une carte de fidélité. Ce modèle n’a toutefois pas vocation à perdurer dans la mesure où, progressivement, un prix de la recharge devrait s’établir sur le territoire français.

Conseil n°5 – Entourez-vous d’experts pour brancher votre bâtiment à la mobilité électrique

Certaines entreprises ont déjà largement défriché le sujet de l’écomobilité pour leurs propres bâtiments. Ces derniers sont en capacité d’apporter des conseils. Pourquoi ne pas profiter de l’expérience de La Poste, par exemple, qui dispose de la plus grande flotte de véhicules électriques en France ? Ou de celle du groupe ENGIE, qui se place juste derrière ? ENGIE a confié le renouvellement de sa flotte à une équipe projet interne. L’équipe a acquis d’importantes connaissances sur les technologies, le pilotage de l’énergie et la gestion du parc électrique. Son expérience est précieuse pour développer l’écomobilité des occupants des bâtiments publics et privés. Ainsi, nous répondons déjà aux besoins des territoires et des entreprises en matière d’équipement en infrastructures de recharge. À Rotterdam par exemple.